Carmel St-Joseph

UN MOIS D’OCTOBRE FESTIF !

 

Oui le mois d’octobre est festif pour l’ordre du Carmel et la famille Carmélitaine, puisque nous fêtons deux femmes, deux saintes, docteures de l’Eglise : sainte Thérèse d’Avila et sainte Thérèse de Lisieux. Mais que recouvre ce terme  « docteur(e) de l’Eglise » ? Il s’agit de personnes reconnues non seulement pour leur sainte vie mais aussi, en particulier, pour leur « doctrine éminente », selon le principal critère retenu au Vatican.

Sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse d’Avila ont été proclamées docteures  en même temps, en 1970, et sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, dont Jean-Paul II annonça le nouveau titre à la fin des Journées mondiales de la jeunesse à Paris, en août 1997. «Docteure de la science de l’amour », la sainte de Lisieux est devenue la plus jeune docteure de l’Église : Thérèse de Lisieux, Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face, est fêtée le 1er octobre.

 

Sainte Thérèse de Lisieux, est-il besoin de vous la présenter, vous qui êtes de son diocèse ? Elle est née le 2 janvier 1873 à Alençon et entrera au Carmel de Lisieux à 15 ans, en 1888. Elle décèdera à Lisieux  le 30 septembre 1897 et est fêtée le 1er octobre Mais qu’a-t-elle fait à part écrire ses Manuscrits « Histoire d’une âme»,*  Eh bien, elle n’a rien fait ! Elle a seulement AIMÉ,, aimé jusqu’à mourir d’amour. Ses manuscrits,  je vous invite à les lire, à vous imprégner de leur message.  Et si le terme « petit » vous agace, remplacez-le par « pauvreté » : la « petitesse » évoque la « pauvreté » chez Thérèse. Dans une homélie, intitulée « Pourquoi je t’aime, ô Thérèse », Mgr Guy Gaucher décrit sa découverte et son cheminement avec  Thérèse : «Je t’ai d’abord prise souvent pour une petite fille pieuse, une demoiselle de bonne famille, une religieuse exemplaire alors que tu es une amoureuse passionnée de Jésus, ton Bien-Aimé, que tu tutoies en secret. Pour lui tu oses tout… Je t’aime parce que ta petite voie…retrouve le cœur de l’Evangile …Tu vas droit à l’essentiel avec ta simplicité limpide comme une source, inflexible comme l’acier. « Pour moi, je ne trouve plus rien dans les livres, si ce n’est dans l’Evangile. Ce livre-là me suffit »… Tu m’as révélé l’esprit du Carmel et par toi, il a inspiré d’innombrables êtres à se livrer à l’Amour, au cœur de l’Eglise, par la prière gratuite et silencieuse. Patronne universelle des missions, tu es la preuve de l’efficacité mystérieuse de cette prière cachée. Toute ta vie posthume le montre, le crie…Tu es le signe, le reflet, la preuve de l’Amour Miséricordieux du Père manifesté au monde par Jésus et son Esprit qui souffle où il veut. »

 

Sainte Thérèse d’Avila, Thérèse de Jésus, est née en Espagne, en Castille le 28 mars 1515 et est décédée le 4 octobre 1582 à Alba de Tormes, fêtée le 15 octobre.  Que dire sur elle ? Les  carmélites de Mazille écrivent à son sujet : « Si nous sommes carmélites… c’est que tu nous as séduites. D’abord par ta passion pour le Jésus des Evangiles, le très humain Compagnon, capable de tout partager et de tout comprendre, l’Ami qui ne lâche jamais-et là, tu es catégorique- l’unique chemin pour connaître DIEU, son Père et le nôtre. Et puis il y a chez toi ce goût de l’Absolu, ton impatience, ta soif d’« aventurer la vie »… Dans ton monde déchiré par la violence, éclaté par ses mutations, tu pressens qu’on peut rejoindre les extrémités de la terre, et tout humain, de l’intérieur, à la racine vive de l’être. Bien avant l’heure, tu inventes cette « toile » qui met en prise directe, par une juste connexion au Christ, Celui que tu nommes « Sa Majesté » et que nous appellerions volontiers, nous dans notre vocabulaire du XXIe siècle : « le lien » entre tous les êtres… Ton seul vrai conseil sur la prière est « je ne vous demande pas de penser beaucoup mais d’aimer beaucoup ». Il s’agit de Le regarder… Il n’attend de nous que cela : que nous Le regardions (Chemin de la Perfection 26,5)… Tu nous invites au lâcher-prise. Se tenir là, pauvrement, silencieusement, auprès de Celui qui, Lui, ne nous quitte jamais ».

 

Ce mois d’octobre est donc une invitation à mieux connaître ces deux femmes et à nous inspirer de leur vie, de leur message, de leur passion pour le Christ et le salut du monde, dans le quotidien de nos vies.

Si vous souhaitez approfondir leurs œuvres, nous sommes à votre disposition, n’hésitez pas à nous contacter. De plus un chemin de prière silencieuse vous est proposé : les rencontres se feront chaque mois de 18h30 à 19h30 salle Arc-en-ciel,1ère rencontre : mercredi 11 octobre: « Pourquoi pratiquer la prière silencieuse? »

                                                                                                       Sœur Catherine, Carmélite de saint Joseph

 

 

Carmel saint Joseph : Tél. 09 67 54 35 69 – site internet : http://www.carmelsaintjoseph.com/

 

 

 

* Nous avons aussi sa correspondance, ses prières, poèmes, pièces de théâtre…

 

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