L’ascenseur de Thérèse pour l’Ascension

De style néo-byzantin, la Basilique de Lisieux est l’une des plus grandes églises du XXe siècle. La première pierre de l’édifice est posée le 30 septembre 1929.

Tel un parcours spirituel, il a fallu le temps de la marche d’approche, des efforts de tous ordres, des escaliers à gravir, pour enfin accéder à l’étape de l’ascension de la Basilique supérieure par la voie la plus courte et la plus directe : l’ascenseur !

Prévu dès les premiers plans de construction de la Basilique en 1926, il sera installé après plusieurs mois de travaux et le grand événement de sa mise en fonction est prévu pour l’ascension 2019 !

L’ascenseur desservira tous les niveaux :  la crypte, la future chapelle Martin et la Basilique supérieure. Il permettra d’accéder notamment au Dôme (situé au 5è étage) à une hauteur de 37 mètres. L’ascenseur en accès libre permettra à tous les visiteurs de profiter d’une vision insolite intérieure et extérieure du lieu, tout en permettant l’accès aux personnes à mobilité réduite, répondant ainsi au souhait du Sanctuaire.

« Ce sont toutes nos faiblesses, nos handicaps, difficultés physiques de tous âges, que l’ascenseur de la Basilique s’apprête à accueillir pour nous en soulager. Exempts de fatigue, nous serons à même d’aller bien vite par une voie toute droite confier à Thérèse toutes les prières de nos cœurs.» (Catherine.P, bénévole)

Précisons d’ailleurs que lorsque l’Evêque refuse à Thérèse l’entrée au Carmel en raison de son jeune âge, elle élève son désir et décide de le porter à la plus haute autorité de l’Eglise : le Pape. Circonstance ô combien fortuite et symbolique, c’est en route pour Rome qu’elle fera, dans un grand hôtel parisien, la découverte d’une invention prodigieuse : l’ascenseur !

Par la transposition géniale qu’elle en fait dans sa vie spirituelle, cet événement matériel va nourrir en Thérèse une conviction : remplie d’une inspiration remarquablement moderne et d’une audacieuse tendresse, elle déclarera, pleine d’espérance, «  l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus !  » (Ms C 3 r)