Message de Noël 2021 de la mission ouvrière

Noël, la Bonne Nouvelle qui déchire !

Noël est une fête qui compte dans la vie des personnes du milieu ouvrier et des quartiers populaires. Qu’ils soient chrétiens ou non, cette période les touche par sa dimension familiale et fraternelle.

Pour les chrétiens acteurs de la Mission Ouvrière, chaque noël est une invitation à se mettre à la suite de Jésus Christ en allant à la rencontre des autres et en proposant un temps de partage et de fraternité par et pour les personnes du milieu ouvrier et des quartiers populaire. Ce sont les fêtes de noël en Mission Ouvrière.

Au cœur de ces fêtes, un message de noël est lu dans toute la France. En 2021, ce message d’amour et d’espérance est « Noël, la Bonne Nouvelle qui déchire ».

Cette bonne nouvelle, c’est la naissance d’un bébé. Et ce bébé, c’est Dieu, c’est le Fils de Dieu. Ce bébé, il est pour nous tous ! Joseph et Marie le donnent déjà à tout le monde, aux bergers qui courent l’admirer, à tous les enfants et les grands d’ici et de partout qui aiment lui parler. Ils donnent leur enfant, le Fils de Dieu, parce qu’il est pour toutes et tous dans un monde gris et déchiré et surtout pour les plus faibles, les plus pauvres et les plus fragiles. Marie et Joseph regardent avec les yeux du cœur, des yeux qui ne gardent rien pour eux, mais qui regardent l’humanité pour lui donner la paix de Dieu.

Noël, la naissance qui nous envoie servir la vie ! Bonne Nouvelle pour toutes et tous !

« Il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux ».

Les bergers savent veiller avec soin sur leur troupeau et ils sont prêts à accueillir l’inattendu et à aller à la rencontre des autres. Aujourd’hui, nous sommes attentifs à tout ce qui embellit ou détruit notre monde. Noël nous rejoint au cœur de notre vie, de nos familles, de notre travail, de nos engagements, en A.C.E., en J.O.C., en A.C.O., dans nos fragilités et nos souffrances, comme dans nos joies et nos solidarités…

« Nous souffrons de voir des gens qui sont nos frères, humiliés, meurtris, massacrés. Bien sûr, il y a l’espérance de la justice pour que chaque bafoué retrouve la dignité, à condition que la justice ne trouve pas trop d’embûches sur son chemin ! »

« Les discriminations qui me choquent aujourd’hui sont celles vis-à-vis de l’étranger en premier ; celles vis-à-vis des personnes handicapées ; celles vis-à-vis des pauvres qui n’ont pas de capacités à prendre la parole ou se défendre… tout ce qui touche au non-respect de la dignité de la personne. Elles imposent de manière arbitraire des jugements infondés, le non dialogue, l’incompréhension, donc la violence, la douleur. »

« L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière ».

Les bergers sont des gens sans importance, vivant à distance des villages et habitués à se taire. Ils connaissent le silence et le ciel étoilé. Leur cœur est prêt à accueillir les signes qui conduisent à la crèche : à Jésus et aux autres.

Aujourd’hui, nous sommes présents aux choses simples qui apportent réconfort, amitié, et qui bâtissent un monde plus juste et fraternel.

« Être à l’écoute, sans juger, sans commentaire désobligeant ou maladroit, sans vouloir imposer son point de vue, ce n’est pas facile ! Et pour moi, le plus dur est parfois de savoir ce qu’on va faire de ce qu’on reçoit, de ce qu’on nous demande. »

« Pour moi, les amis, c’est très important. C’est un cadeau, ça enrichit. J’aime bien en parler : ils font partie de moi. Leurs problèmes, leurs joies, ce sont aussi les miens. Ça me touche ce qu’ils vivent, je les aime. Ils sont dans mon cœur. »

« Les bergers se dirent l’un à l’autre : – Allons jusqu’à Bethléem, voyons ce qui vient d’arriver et que le Seigneur nous a fait connaître. »

Les bergers sortent de la nuit de leur isolement pour s’aventurer dans la lumière de la crèche. Être les premiers témoins de la naissance de Jésus les transforme aux yeux de tous. Ils ne sont plus mis à l’écart de la société.

Aujourd’hui, explorons les beautés du monde, agissons pour faire tomber les préjugés, engageons-nous personnellement, et avec nos organisations et nos mouvements, à bâtir un monde plus solidaire et plus beau.

« C’est la rencontre qui fait changer le regard, qui efface la peur de l’inconnu. On découvre les richesses de l’autre. Je pense que plus qu’un changement de regard, je dirais que petit à petit toutes les rencontres, formations, vie ensemble ont ‘formé’ mon regard : l’accompagnement des jeunes, l’ouverture aux autres et au monde proposée par l’Église, la Mission ouvrière, la vie de famille… »

« J’accompagne une famille venant d’un pays étranger. Le récit qu’ils m’ont fait de leur vécu dans leur pays m’a aidé à comprendre leurs difficultés à s’intégrer ici. »

« Les bergers repartirent : ils ne faisaient que remercier et chanter les louanges de Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, tel qu’on le leur avait annoncé ! »

Les bergers ont vu Jésus dans la crèche. Ils reconnaissent en lui Dieu né au milieu d’eux et ça les remplit d’espérance et de joie.

Aujourd’hui, apprenons à reconnaître Dieu présent dans notre quotidien et dans ce que nous entreprenons au service de la dignité et du bonheur de toute personne.

« Je pense que les rencontres intergénérationnelles sont une chose excellente et qu’il faut les intensifier. Nous avons tous à apprendre les uns des autres ! C’est ensemble et ensemble seulement, qu’on avance, qu’on construit, qu’on devient plus humain, car c’est bien cela le plus important : devenir plus humain, et c’est ainsi qu’on se rapproche du Christ. »

« Je crois à la valeur de chaque homme, femme, enfant. Je crois que tout le monde a le droit d’écrire un morceau de l’histoire de la société, du monde, de l’Église ; et surtout que la vie et la parole de chacun sont précieuses pour notre humanité. Je crois au rêve d’amour de Dieu pour toute l’humanité, je crois que Jésus ressuscité nous accompagne dans notre lutte pour plus de justice, de fraternité et de paix. »

Texte écrit par la Mission ouvrière de Haute-Loire

 

Noël n’est pas une fable !
Cette histoire a réellement eu lieu à Bethléem, il y a deux mille ans.
La foi nous permet de reconnaître en cet enfant, né de la Vierge Marie, le vrai Fils de Dieu qui s’est fait homme par amour pour nous. À travers le visage du petit Jésus, nous contemplons celui de Dieu, qui ne se révèle pas par la force, la puissance, mais par la faiblesse et la fragilité d’un nouveau-né. Notre Dieu est ainsi : il vient tout près de nous, sous l’apparence d’un petit enfant. Cet enfant montre la fidélité et la tendresse de l’amour infini dont Dieu entoure chacun de nous. C’est ce que nous fêtons à Noël, en revivant l’expérience des bergers de Bethléem. Faisons la fête avec les petits, les malades et les pauvres, car c’est la fête de la rencontre de Dieu avec nous, en Jésus.
Pape François

Ce message est proposé par l’Action Catholique des Enfants (ACE), la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), l’Action Catholique Ouvrière (ACO), les prêtres-ouvriers, religieuses-religieux, prêtres, diacres et laïcs en lien avec le monde ouvrier et les quartiers populaires, le Groupe de Recherche et d’Etudes en Pastorale Ouvrière (GREPO), les délégués à la Mission ouvrière.