Sept semaines de Pâques à Pentecôte avec l’Esprit Saint

« Christ est ressuscité ! » soyons dans la joie et …le confinement !

Les histoires ont un début et une fin, enfin habituellement…  Avec le Christ, tout est différent : il y a un avant et un après, il y a une fin (un monde s’en est allé) et le commencement d’une Vie Nouvelle.

Comment ne pas voir un signe pour notre temps ? Dieu est attentif à ses enfants : avec ce que nous vivons il y aura un avant et un après.

La question est : que ferons-nous de cet après ? Comment le vivrons-nous ? En tant que chrétien, en tant que paroissien, en tant qu’homme, femme tout simplement dans une vision globale de l’être !

Portons cette question durant ce temps de confinement qui va de Pâques à Pentecôte, avec les Apôtres et Marie qui vivaient reclus au Cénacle (encore un “clin Dieu”!)

Aussi afin d’habiter pleinement ce temps de Cénacle paroissial, nous vous proposons de nous laisser habiter par ce cher Esprit Saint qui ne peut qu’éclairer notre route. Mais pour cela, il faut faire sa connaissance et comment mieux le faire qu’en méditant ses 7 dons, en goûtant des fruits, en se familiarisant avec ses charismes ! Ainsi chaque jour, notre frère curé, Laurent Berthout, par une brève méditation nous introduira chaque matin à une réflexion sur un don, un fruit… et chaque jeudi soir, durant une ½ heure ( 20h30-21h), sur Zoom, nous accueillerons un petit enseignement, un temps de questionnement personnel et communautaire et enfin une prière.

Bon chemin de Pâques à Pentecôte !

Prière pour chaque jour

Ô cher Esprit Saint,
Amour du père et du Fils,
Inspire-moi toujours,
Ce que je dois penser,
Ce que je dois dire,
Comment je dois le dire,
Ce que je dois taire,
Ce que je dois écrire,
Comment je dois agir,
Ce que je dois faire
Pour ta plus grande gloire,
Le bien de mes frères et sœurs
Et mon propre salut !

Ô cher Saint Esprit,
Toute ma confiance est en Toi,
Amen !a

Semaine 1 - Le don de Sagesse et le don de l’Intelligence

“Voir avec les yeux de Dieu, entendre avec les oreilles de Dieu » et « Comprendre les choses comme Dieu les comprend… »

Ecoutons :
Le don de sagesse ?
Dieu fait de notre cœur sa demeure en entrant en relation avec nous : c’est l’amour de Dieu. L’Esprit-Saint est toujours avec nous, il est toujours en nous, dans notre cœur.
C’est le don de pouvoir voir toute chose avec les yeux de Dieu. C’est simplement cela : voir le monde, voir les situations, les événements, les difficultés aussi, tout ce qui fait notre vie, avec les yeux de Dieu. Voilà la sagesse. Parfois nous voyons les choses selon ce qui nous plaît ou selon l’état de notre cœur, avec de l’amour ou avec de la haine, avec de l’envie, de la jalousie, … ce n’est pas l’œil de Dieu. La sagesse, c’est ce que fait l’Esprit-Saint en nous afin que nous voyions toutes choses avec les yeux de Dieu, avec le cœur de Dieu qui est toute Miséricorde et compassion.
La sagesse découle de l’intimité que nous entretenons avec Dieu, de la relation intime que nous avons avec Dieu, comme des enfants avec leur Père. Et l’Esprit-Saint, lorsque nous avons cette relation, nous fait le don de la sagesse.
Nous avons l’Esprit-Saint en nous, dans notre cœur ; nous pouvons l’écouter, nous pouvons ne pas l’écouter. C’est de l’ordre de notre liberté.

Le don de l’intelligence ?
Il ne s’agit pas ici de l’intelligence humaine, de notre capacité intellectuelle.
Le don d’intelligence, « intus legere », c’est-à-dire de « lire à l’intérieur » : ce don nous fait comprendre les choses comme Dieu les comprend, avec l’intelligence de Dieu. Parce qu’on peut comprendre une situation avec l’intelligence humaine et c’est bien. Mais comprendre une situation en profondeur, comme Dieu la comprend, voilà ce que produit ce don.
C’est le don par lequel l’Esprit-Saint nous aide à comprendre les paroles de Jésus, à comprendre l’Évangile, comprendre la Parole de Dieu.
L’Esprit-Saint nous ouvre l’esprit, il nous ouvre pour que nous comprenions mieux les choses de Dieu, les choses humaines, les situations, tout.

Méditons :
Voir avec les yeux de Dieu, entendre comme Dieu entend, comprendre ce que Dieu me dit à travers les Ecritures… C’est vivre dès aujourd’hui du Royaume de Dieu. Est-ce que je le veux, je le désire vraiment ? si j’en ai vraiment le désir, je le demande à Dieu.
Vivre du Royaume de Dieu, c’est en vivre dès aujourd’hui. Quel élan cela suscite en moi pour ma vie personnelle, pour la vie de la paroisse ?

Prions : Sg 9,1-18
« Dieu de mes pères et Seigneur de Miséricorde, par ta Parole Tu fis l’univers, Tu formas l’homme par ta Sagesse pour qu’il soit maître de Tes créatures, qu’il gouverne le monde avec justice et sainteté, qu’il rende, avec droiture, ses jugements. Donne-moi la Sagesse, assise auprès de Toi ; ne me retranche pas du nombre de Tes enfants : je suis Ton serviteur, le fils de Ta servante, un homme frêle et qui dure peu, trop faible pour comprendre les préceptes et les lois. Le plus accompli des enfants des hommes, s’il lui manque la Sagesse que Tu donnes, sera compté pour rien. Tu m’as choisi pour régner sur Ton peuple, pour gouverner Tes fils et Tes filles ; Tu m’as ordonné de bâtir un temple sur Ta montagne sainte, un autel dans la ville où Tu demeures, imitation de la demeure sainte que Tu fondas dès l’origine. Or la Sagesse est avec Toi, elle qui sait Tes œuvres ; elle était là quand Tu fis l’univers ; elle connaît ce qui plaît à Tes yeux, ce qui est conforme à Tes décrets. Des cieux très saints, daigne l’envoyer, fais-la descendre du trône de ta Gloire. Qu’elle travaille à mes côtés et m’apprenne ce qui Te plaît. Car elle sait tout, comprend tout, guidera mes actes avec prudence, me gardera par sa gloire. Alors mes œuvres Te seront agréables, je jugerai Ton peuple avec justice, et serai digne du trône de mon père. Quel homme peut découvrir les Intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les Volontés du Seigneur ? Les réflexions des mortels sont incertaines, et nos pensées, instables ; car un corps périssable appesantit notre âme, et cette enveloppe d’argile alourdit notre esprit aux mille pensées. Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre, et nous trouvons avec effort ce qui est à notre portée ; ce qui est dans les cieux, qui donc l’a découvert ? Et qui aurait connu ta Volonté, si Tu n’avais pas donné la Sagesse et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ? C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre sont devenus droits ; c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui Te plaît et, par la Sagesse, ont été sauvés. Ainsi soit-il. »

Prière de Salomon

Chantons
Chantons avec Marie qui fut au Cénacle avec les apôtres et quelques femmes :
« Je vous salue, Marie…. »

Semaine 2 - Le don de Conseil et le don de Force

“comment apprendre à demander en tout lieu le conseil de l’Esprit” et “son aide pour lutter contre la paresse et le découragement”

Ecoutons :
Le don de conseil ?
Dieu, par son Esprit, éclaire notre cœur en nous faisant comprendre la manière juste de parler et de nous comporter, le chemin à suivre.
Le don de conseil est celui par lequel l’Esprit-Saint nous rend capable de faire un choix concret en accord avec Dieu, selon la logique de Jésus et de son Évangile.
La condition essentielle, pour conserver ce don, c’est la prière.
Prier avec les prières que nous savons depuis notre enfance, mais aussi prier avec nos propres mots. Prier le Seigneur : « Seigneur, aide-moi, conseille-moi, que dois-je faire maintenant ? ».
Priez partout : personne ne s’aperçoit quand nous prions dans le bus, dans la rue, au collège, au lycée en classe, sur la cour : nous prions en silence, dans notre cœur.
Ainsi, petit à petit, nous mettons de côté notre logique personnelle, et nous apprenons au contraire à demander au Seigneur : Quel est ton désir ? Quelle est ta volonté ? Qu’est-ce qui te plaît ?
Mais le Seigneur ne nous parle pas seulement dans l’intimité de notre cœur, il nous parle aussi à travers les autres.

Le don de Force ?
Le Seigneur vient toujours nous soutenir dans notre faiblesse et il le fait par ce don spécial qu’est le don de force.
C’est une véritable aide pour être chrétien parce qu’il nous donne la force mais aussi parce qu’il nous libère de beaucoup de freins.
Il aide à témoigner de Jésus avec une conviction
Nous avons besoin de cette force pour mener notre vie quotidienne, au collège, au lycée, en famille, en paroisse, pour vivre notre foi.
Nous pouvons parfois être tentés de nous laisser prendre par la paresse, ou pire, par le découragement, surtout lorsqu’on est fatigué par les événements ou quand on est confronté à des difficultés sérieuses. 

Méditons :
Me laisser guider par le doux vent de l’Esprit, m’abandonner à la volonté de Dieu, à son désir ? Y suis-je prêt ? Creuse en moi , cher Esprit Saint, ce désir… viens me soutenir quand je flanche, je lâche prise… Tu connais mes limites, mes faiblesses, je te les confie. Me voici Seigneur !
Vivre de ton conseil et accueillir ta force, c’est vivre de ton Royaume dès aujourd’hui. Quel désir cela suscite en moi pour ma vie personnelle, pour la vie de la paroisse ?

  Prions :
 «Si tu as l’intention d’entreprendre quelque chose d’important, fais cette prière le soir avant de te coucher; demande conseil à ton Seigneur et fais ce qu’Il te suggère.»
Seigneur Dieu, je me fie à Ta science pour choisir le meilleur, c’est dans Ta décision que je cherche la mienne. Je Te fais cette demande en m’appuyant sur Ta bienveillance infinie. Toi, Tu as la capacité que je n’ai pas, Tu sais alors que moi je ne sais pas. Tu es Celui qui connaît parfaitement les choses cachées.
Seigneur Dieu, si Tu sais que cette entreprise est bonne pour moi, en conformité avec mes devoirs dans la vie présente et bonne pour ma vie future, alors destine-la moi. [Par contre] si Tu sais qu’elle est néfaste pour moi, contraire à mes devoirs dans la vie présente et nuisible pour ma vie future, alors écarte-la de moi et écarte-moi d’elle. Destine-moi le bien là où il se trouve et fais que je m’y complaise. »
Sunna ou tradition du Prophète.

Chantons
Chantons avec Marie qui fut au Cénacle avec les apôtres et quelques femmes :
« Je vous salue, Marie…. »

Semaine 3 - Le don de Science, le don de Piété et de Crainte de Dieu

Comment comprendre que la création n’est pas la propriété d’un petit nombre que recevoir l’Esprit-Saint nous rend doux, nous rend sereins, patients, en Paix avec Dieu, au service des autres avec douceur que le don de crainte de Dieu c’est être conquis par le Seigneur !

Ecoutons :
Le don de Science ?
Vous vous dites peut-être que c’est le don que vous aimeriez avoir pour être bon en SVT ou en physique ou en chimie ou en maths. Mais la science qui vient de l’Esprit-Saint ne se limite pas à la connaissance humaine : c’est un don particulier, qui nous aide à percevoir, à travers la création, la grandeur et l’amour de Dieu et ce qui l’unit avec toutes les créatures.
C’est le don qui nous aide à voir l’artiste derrière le chef d’œuvre. On est touché par la beauté de la nature, l’immensité du cosmos. C’est le don qui nous pousse à découvrir comment tout nous parle de Dieu et de son amour. Le don de science nous met en harmonie profonde avec le Créateur
Tout ceci est un source de calme et de paix et fait du chrétien un témoin joyeux de Dieu. On peut dire que saint François d’Assise était rempli du don de science lui qui a su louer et chanter l’amour de Dieu à travers la création.
La création est un don, c’est un don merveilleux que Dieu nous a fait, pour que nous en prenions soin et que nous l’utilisions pour le bonheur de tous, toujours avec beaucoup de respect et de reconnaissance.

Le don de Piété ?
Ce n’est pas avoir pitié de son prochain (en italien “pietà” se traduit par “piété” et “pitié”), Il signifie que nous appartenons à Dieu et notre lien profond avec lui. C’est notre amitié avec Dieu, qui nous est donnée par Jésus, une amitié qui change notre vie et nous remplit d’enthousiasme, de joie.
Il nous aide à redonner cet amour aux autres et à les reconnaître comme nos frères.
Il rend capable de se réjouir avec celui qui est dans la joie, de pleurer avec celui qui pleure, d’être proche de celui qui est seul ou inquiet, d’accueillir et d’aider celui qui est dans le besoin.
Le don de piété que nous donne l’Esprit-Saint nous rend doux, nous rend tranquilles, patients, en paix avec Dieu, au service des autres avec douceur.

Le don de Crainte de Dieu ?
Il ne signifie pas avoir peur de Dieu : nous savons bien que Dieu est Père, et qu’il nous aime et veut notre salut, et qu’il pardonne toujours, toujours. Il n’y a pas de raison d’avoir peur de lui ! La crainte de Dieu, c’est un don de l’Esprit qui nous rappelle combien nous sommes petits devant Dieu et devant son amour, et que notre bonheur se trouve dans l’abandon entre ses mains, avec humilité, simplicité et confiance.
Quand l’Esprit-Saint fait sa demeure dans notre cœur, il nous donne de vivre comme un petit enfant avec son papa !
La crainte de Dieu ne fait donc pas de nous des chrétiens timides et soumis, mais elle fait naître en nous le courage et la force ! C’est un don qui fait de nous des chrétiens convaincus, enthousiastes, qui ne sont pas soumis au Seigneur par peur, mais parce qu’ils conquis par son amour ! Être conquis par l’amour de Dieu ! Et c’est quelque chose de beau. Se laisser conquérir par cet amour d’un papa qui nous aime tant, qui nous aime de tout son cœur.

  

Méditons
Que d’appels à la douceur, à la paix, car, habité par l’Esprit de Dieu, je me sens pleinement aimé du Père, je me sens pleinement son enfant bien-aimé. Comment ne pourrais-je pas alors me sentir fort, enthousiastes, heureux ? Mais Seigneur, je sens quelques résistances en moi ! Envoie ton Esprit pour les chasser de mon cœur… Père je m’abandonne à ton Amour comme un petit enfant sur les genoux de son père, de sa mère… j’accueille celui qui m’est proche pour mon frère, ma sœur… et je reçois la Création en partage…
Accueillir ces dons, c’est vivre de ton Royaume dès aujourd’hui. Quel désir cela suscite en moi pour ma vie personnelle, pour la vie de la paroisse ?

 

Prions :
« Dieu Tout-Puissant qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de Tes créatures, Toi qui entoures de ta Tendresse tout ce qui existe, répands sur nous la force de ton Amour pour que nous protégions la vie et la beauté. Inonde-nous de Paix, pour que nous vivions comme frères et sœurs sans causer de dommages à personne. Ô Dieu des pauvres, aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes Yeux. Guéris nos vies, pour que nous soyons des protecteurs du monde et non des prédateurs, pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction. Touche les cœurs de ceux qui cherchent seulement des profits aux dépens de la terre et des pauvres. Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose, à contempler, émerveillés, à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures sur notre chemin vers ta Lumière infinie. Merci parce que Tu es avec nous tous les jours. Soutiens-nous, nous T’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix. Ainsi soit-il. »

Pape François  « Laudate si »

Chantons :
Chantons avec Marie qui fut au Cénacle avec les apôtres et quelques femmes :
« Je vous salue, Marie…. »

Semaine 4 - Les fruits de l’Esprit : l’Amour, la Joie, la Paix, ...

Ecoutons :
Qu’appelle-t-on les fruits de l’Esprit ?
C’est Saint Paul qui nous en parle dans sa lettre aux Galates : « Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. » (Galates 5,22-23)
Si l’on compte, cela fait 9 fruits.
Quelle différence peut-on faire entre les dons de l’Esprit et les fruits de l’Esprit ?Il ne faut pas trop vouloir séparer ces réalités, mais on peut faire la distinction suivante :
Si les dons de l’Esprit sont des dons de Dieu qui sont donnés à tous, un cadeau gratuit en quelque sorte, le terme « fruit» évoque une action progressive de Dieu en nous; les fruits de l’Esprit mettent l’accent sur notre vie intérieure, qui se développe peu à peu et qui irrigue notre existence ;on ne reçoit pas tout d’un coup un fruit comme si c’était un don achevé que Dieu mettrait dans le cœur; un fruit est le développement de la grâce de Dieu . Les dons et les fruits sont complémentaires, et sont tous nécessaires à notre vie chrétienne, avec en 1er fruit l’Amour. Souvenons-nous de ce que nous dit Saint-Paul: « j’aurais beau avoir tous les dons, si je n’ai pas l’amour, cela ne sert à rien »(1 Co 13,1ss).
Dans la vie spirituelle, c’est en les scrutant, lors d’un retour sur soi-même que l’on peut faire seul ou dans le cadre d’un accompagnement spirituel que l’on peut réaliser l’action de Dieu, mes participations et mes résistances à son action !

L’Amour ? L’amour (ou la charité) est gratuit, sans conditions, donné sans compter. C’est le contraire de l’égoïsme. Cet amour recherche ce qui est le meilleur pour l’autre. L’amour n’est pas un don de Dieu ; c’est un fruit: la participation à l’amour même de Dieu pour les hommes (en grec, agapé); on grandit peu à peu dans l’amour, au fur et à mesure du développement de notre vie spirituelle; et c’est à nous de mettre les conditions pour qu’il grandisse.

La joie ? C’est une joie plus profonde que la gaieté ou le sentiment de bonheur éprouvé lors d’événements heureux. La joie donnée par Dieu ne dépend pas des circonstances extérieures de notre vie. Elle s’ancre dans la certitude d’être aimé de Dieu, quoi qu’il arrive.

La paix ? Ce n’est pas l’absence de conflits. C’est une tranquillité de notre être intérieur, une tranquillité de l’âme ; comme nous sommes en bord de mer, on peut prendre une comparaison : même si la mer est agitée, si je plonge sous l’eau , je trouve le calme . Même si nous traversons des choses difficiles, nous savons que nous sommes dans la main de Dieu . Nous pouvons reprendre ce beau refrain de Taizé: « mon âme se repose en paix sur Dieu seul ; de lui vient mon salut ; oui, sur Dieu seul, mon âme se repose, se repose en paix» Nous pouvons aussi penser à la béatitude: «heureux les artisans de paix…»

Méditons :
Demandons à l’Esprit de venir « rafraîchir » notre mémoire… de venir nous aider à se souvenir qu’un jour, un soir, un matin…dans une église ou dans ma cuisine, mon atelier… au travail ou en me promenant je fus au cours d’une rencontre, d’une conversation habiter d’une sensation inouïe d’être aimé(e), d’un sentiment de joie profonde alors même que peut-être les circonstances ne s’y prêtaient pas, d’une impression de paix intérieure… toute manifestation de la présence de l’Esprit dans ma vie. J’en fais mémoire ! Et j’en rends grâce à ce cher Esprit Saint qui m’a permis de rendre palpable sa présence dans ma vie. J’en revisite les circonstances…
Peut-être que certains diront : « mais moi, je n’ai pas ressenti de telles choses ! » Est-ce grave, docteur ? Non, bien sûr mais il y a une certitude L’Esprit Saint est là : « Je me tiens à la porte et je frappe, celui qui entend ma voix et m’ouvre, j’entre chez lui et je dîne avec lui, et lui avec moi. » Ap3. Demandons à ce cher Esprit Saint d’ouvrir mes sens à sa présence.
Cet amour, cette paix, cette Joie n’est pas que pour moi… L’ayant reçu comme signe de la présence de mon Défenseur, il me faut en témoigner et en faire profiter ceux que je rencontre au long de mon chemin. Oui qu’en ai-je fait de ces fruits de l’Esprit ? Demandons à ce cher Esprit Saint de me rendre attentif à redonner ce que j’ai reçu !

Prions :     
Viens, Esprit Créateur nous visiter,
Viens éclairer l’âme de tes fils,
Emplis nos cœurs de grâce et de lumière,
Toi qui créas toute chose avec amour,

Qui est l’Esprit de Dieu ?
Viens, Esprit saint
Méditations sur l’Esprit saint
Esprit-Saint, comment Te nommer

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut,
Tu t’es fait pour nous le Défenseur,
Tu es l’Amour le Feu la source vive,
Force et douceur de la grâce du Seigneur,

Donne-nous les sept dons de ton amour,
Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père,
Toi dont il nous promit le règne et la venue,
Toi qui inspires nos langues pour chanter,

Mets en nous ta clarté, embrase-nous,
En nos cœurs, répands l’amour du Père,
Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse,
Et donne-nous ta vigueur éternelle,

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace,
Hâte-toi de nous donner la paix,
Afin que nous marchions sous ta conduite,
Et que nos vies soient lavées de tout péché,

Fais-nous voir le visage du Très-Haut,
Et révèle-nous celui du Fils,
Et toi l’Esprit commun qui les rassemble,
Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions
en toi,

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux,
Gloire au Fils qui monte des Enfers,
Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse,
Dans tous les siècles des siècles, Amen !

Chantons :
Chantons avec Marie qui fut au Cénacle avec les apôtres et quelques femmes :
« Je vous salue, Marie…. »

Semaine 5 - Les fruits de l’Esprit : la Patience, la Bonté, la Bienveillance

Commençons en nous tournant vers l’Esprit (introduction par le Père Laurent suivi d’un chant à l’Esprit)

Ecoutons :
Rappelons-nous ce que nous disions la semaine dernière : les fruits de l’Esprit évoque une action progressive de Dieu en nous; les fruits de l’Esprit mettent l’accent sur notre vie intérieure, qui se développe peu à peu et qui irrigue notre existence ; on ne reçoit pas tout d’un coup un fruit comme si c’était un don achevé que Dieu mettrait dans le cœur; un fruit est le développement de la grâce de Dieu… Aujourd’hui laissons-nous visiter par 3 nouveaux fruits après l’Amour qui est le plus grand, la Joie et la Paix : il s’agit de la Patience, la Bienveillance, la Bonté qui nous conduisent tout naturellement au pardon, expression ultime de l’Amour :
La Patience ? C’est la capacité que nous avons de pouvoir traverser les moments plus difficiles sans nous énerver, sans mécontentement, sans ressentiment ni murmure . C’est la capacité de tolérer les imperfections, les contrariétés et les contre-temps, et aussi la capacité d’attendre, parfois très longtemps, ce que l’on désire. En premier lieu cette grâce est à cultiver pour moi-même vis-à-vis de moi…Cela m’aidera à faire preuve de sympathie et de compréhension envers mon frère, ma soeur malgré ses faiblesses et ses péchés. N’est-ce pas de cette patience dont fait preuve Jésus à mon égard ?
La Bonté ? c’est la capacité de voir à la manière de Dieu, c’est-à-dire avec Amour; c’est être compatissant à l’autre. Elle rime avec la générosité c’est-à-dire un cœur tout ouvert, tout humble. La bonté n’est pas un signe de faiblesse mais au contraire un signe de force : nous croyons en la force de l’amour qui peut transformer la Vie!
La Bienveillance ? Elle est la disposition d’accueillir favorablement dans son cœur l’autre, tel qu’il est. La bienveillance recherche les occasions de faire le bien envers tous les hommes. C’est ne vouloir faire aucun mal à personne ; on veut le bien de l’autre (bienveillance = on veille au bien de l’autre) ; elle rime avec l’indulgence, la non-condamnation et l’empathie, la compréhension de la souffrance et de l’ignorance qui sous-tendent le mal, et la volonté de leur guérison. Elle rime avec la capacité à pardonner généreusement.

Méditons :
Où en suis-je avec ces belles et bonnes grâces que, à coups surs, j’ai reçues…Aïe ! Aïe ! la Patience, avec mes agacements, mes impatiences … la Bonté qui devrait me porter à servir le cœur léger mon voisin, mon collègue, mes enfants, mon conjoint…la Bienveillance qui me pousse à veiller avec le meilleur du cœur sur ceux que je rencontre…. Oui, où en suis-je ? Prenons un temps d’intériorisation pour dans un cœur à cœur avec Jésus, être en vérité avec Lui…
Tout cela me conduit tout naturellement au pardon… Pardonner, c’est le don-parfait, à l’image de ce Père admirable qui, après les frasques incroyables de son cadet, ne fait qu’attendre son retour, l’entraperçoit et se précipite à sa rencontre. Le Fils n’a pas le temps de dire :  « Père j’ai péché contre le ciel et contre toi… » que le voilà restitué dans sa place de fils. Quelle image du pardon !… Elle nous concerne, nous en sommes les bénéficiaires. Rendons grâce au Seigneur ! Mais en faisons-nous bénéficier ceux qui nous agressent, nous blessent, n’ont pas de bienveillance à notre endroit ? Prenons à nouveau un temps de cœur à cœur avec Jésus…

Prions :
Seigneur Jésus-Christ,
Toi qui nous as appris à être miséricordieux comme le Père céleste, et nous as dit que Te voir,
c’est Le voir, montre-nous Ton visage, et nous serons sauvés.
Ton regard rempli d’amour a libéré Zachée et Matthieu de l’esclavage de l’argent, la femme adultère
et Madeleine de la quête du bonheur à travers les seules créatures ; tu as fait pleurer Pierre après
son reniement, et promis le paradis au larron repenti.
Fais que chacun de nous écoute cette parole dite à la Samaritaine comme s’adressant à nous :
Si tu savais le don de Dieu !
Tu es le visage visible du Père invisible, du Dieu qui manifesta sa toute puissance par le pardon et
la miséricorde : fais que l’Eglise soit, dans le monde, ton visage visible, toi son Seigneur ressuscité dans la gloire.
Tu as voulu que tes serviteurs soient eux aussi habillés de faiblesse pour ressentir une vraie compassion
à l’égard de ceux qui sont dans l’ignorance et l’erreur : fais que quiconque s’adresse à l’un d’eux se sente
attendu, aimé, et pardonné par Dieu.
Envoie ton esprit et consacre- nous tous de ton onction pour que le Jubilé de la Miséricorde soit une année
de grâce du Seigneur, et qu’avec un enthousiasme renouvelé, ton Eglise annonce aux pauvres la bonne nouvelle,
aux prisonniers et aux opprimés la liberté, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue.
Nous te le demandons par Marie, Mère de la Miséricorde, à toi qui vis et règne avec le Père et le Saint Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen

Chantons :
Chantons avec Marie qui fut au Cénacle avec les apôtres et quelques femmes :
« Je vous salue, Marie…. »

Semaine 6 - les fruits de l’Esprit la foi, la douceur, la maîtrise de soi

La foi ou la fidélité : Être fidèle, c’est être loyal et fiable dans nos affections, nos pensées, nos engagements. La fidélité et la confiance constituent le fondement sans lequel la société, le couple et la famille ne peuvent subsister !

La douceur : Souvenons-nous de ce que dit l’apôtre Pierre : « Un esprit doux et paisible […] est d’un grand prix devant Dieu » (1 Pi 3.4). La douceur intérieure est synonyme d’humilité. Un homme humble, animé d’un esprit de douceur, ne se préoccupe pas de son honneur (Gal 5.26), mais il se soucie de l’honneur de Christ (Gal 6.1-2).

La maîtrise de soi : Cette vertu consiste à placer notre « vieille nature » pécheresse sous le contrôle de l’Esprit et à ne pas accomplir les désirs de la chair (Gal 5.16). C’est aussi la retenue par rapport à la colère, aux paroles, aux désirs, à la passion pour l’argent ou le pouvoir…

Semaine 7 - Les charismes

       I.            Être bousculé

Après avoir étudié les 7 dons et les fruits de l’Esprit, nous allons maintenant vivre un temps sur les charismes. Les charismes font parties des grâces de l’Esprit Saint, et sont pourtant assez méconnues dans l’Eglise catholique. Ils sont souvent assimilés et même limités aux communautés nouvelles. Pourtant, ils concernent toute l’Eglise ! Lors d’une rencontre avec les prêtres de Rome, Benoit XVI a appelé à « ne pas étouffer les charismes, d’être reconnaissants même s’ils sont dérangeants. » Il avait aussi dit lors d’une conférence sur les mouvements d’Eglise, « L’Esprit Saint, là où il fait irruption, perturbe toujours les projets personnels des hommes. » C’est peut-être la raison pour laquelle les charismes et l’Esprit Saint ont si peu la cote, parce qu’ils perturbent. On préfère un Dieu qui nous caresse dans le sens du poil, qui nous laisse dans notre zone de confort, dans cette église que le pape François qualifiait de mondaine. Or si l’Esprit Saint nous bouscule, c’est pour notre bien, c’est pour nous faire avancer sur le chemin de sainteté et  rendre présent le Royaume de Dieu. Pour qu’à travers les charismes, nous soyons toujours plus imprégnés de la Gloire de notre Dieu, que l’on puisse voir la puissance de Dieu agir.

J’aimerais nous inviter à nous laisser bousculer durant cette neuvaine jusqu’à Pentecôte, et ce dès aujourd’hui. Donnons à l’Esprit Saint un permis de bousculer notre vie spirituelle, de bousculer notre vie familiale, notre vie paroissiale. Afin qu’Il puisse avoir la totale liberté de nous apprendre à vivre des charismes.

Si vous êtes d’accord avec cela, je vous invite à prier avec moi, puis à continuer après la fin de la prière. A prier avec vos propres mots, avec les désirs qu’il y a dans votre cœur.

Proposition de prière :

Saint Esprit, viens remplir nos cœurs de Ta présence. Viens y déceler ce qui n’est pas de toi, ce qui bloque ton action, et fais le disparaître. N’hésites pas à nous bousculer, fais ce qui est nécessaire pour que tu puisses agir plus librement à travers tes charismes. A l’instar de St Paul, fais de nous disciples enflammés de Ton Amour. Nous avons confiance en Toi.

     II.            Désirer les charismes

On a vu hier que l’Esprit Saint nous bouscule dans le but d’attester la puissance du Royaume de Dieu. Mais on pourrait se dire qu’on n’a pas besoin de signes pour prouver le Royaume de Dieu. Jésus a bien dit à Thomas « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Alors à quoi bon ? A mon sens il s’agit là d’une très mauvaise interprétation. Jésus ne nous demande pas une Foi aveugle, au contraire, il ne cesse d’attester que le Royaume de Dieu est là en opérant des miracles, en guérissant les malades, chasser les démons. Quand Il envoie les disciples en mission, Il leur dit d’aller annoncer la Bonne nouvelle mais aussi de guérir les malades et de chasser les démons. Vivre des charismes est liée à l’Evangélisation dès le début du ministère de Jésus. Et si nos ancêtres ont eu besoin des charismes il y a 2000 ans, en aurait-on moins besoin aujourd’hui ? J’aurais plutôt tendance à dire qu’on en a encore plus besoin aujourd’hui où on cherche à tout expliquer ! La bonne nouvelle, c’est que Jésus a dit : « Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et qu’il fera même de plus grandes ». Jésus a guéri des aveugles, Il a marché sur l’eau, Il a ressuscité les morts. Sa promesse est incroyable. Dieu nous donne Sa puissance. N’avons-nous pas envie de voir des guérisons, de voire les morts se relever, de voir l’Amour de notre Dieu se révéler au monde ?

Saint Paul nous invite à plusieurs reprises à chercher les charismes. Alors je propose ce matin de prier pour désirer les charismes, et de demander à l’Esprit Saint de nous apprendre à en vivre, pour que ça puisse devenir une moisson abondante. Comme hier, je vous invite à continuer la prière à la fin de la vidéo en utilisant vos propres mots.

Prier : Continues à nous bousculer, donnes nous désirer les charismes, apprends nous à en vivre.

Saint Esprit, viens mettre le feu du désir en nous. Le désir de vivre de Toi, de vivre des charismes. Nous t’avons donné un permis de bousculer hier, alors vas-y ! Prends le bois que tu trouves dans notre cœur, et allumes ton Feu. Fais le grandir. Que nous nous ouvrions plus, pour chaque jour mieux te recevoir.

  III.            La dignité

Nous avons donc vu que l’Esprit Saint nous bouscule, pour que nous puissions attester à travers la vie dans les charismes de la puissance du Royaume de Dieu. On a vu hier un premier frein qui était de croire que l’on n’avait pas besoin d’attester de cette puissance. Aujourd’hui, nous allons voir un deuxième frein qui est notre dignité, ou plutôt notre manque de dignité. C’est se dire, je ne suis pas digne, je ne suis pas Saint comme Padre Pio, je ne prie pas autant que St Thérèse, je n’aide pas autant les pauvres que Mère Thérèsa. Alors on va tout de suite mettre fin à cette Fake News. Padre Pio et Ste Thérèse n’étaient pas dignes des grâces de Dieu. On pourrait aller plus, aucun Saint n’est même digne de recevoir la communion ! Ce n’est pas nous qui nous montrons dignes de l’Amour de Dieu, c’est Dieu qui se donne. Et justement Dieu donne les charismes pour nous apprendre à nous donner. Il faut garder une chose en tête, il s’agit de Dieu et non pas de nous. St Paul, l’un des plus grands évangélisateurs de l’Eglise, disait que ce n’est pas lui qui agit, mais Dieu à travers Lui.

Il nous faut donc nous tourner vers Dieu, modifier l’orientation de notre projecteur interne vers Dieu lui-même. Et la meilleure manière de faire est la louange. Louer c’est dire à Dieu qu’Il est Dieu, ce n’est pas rendre grâce, ce n’est pas dire merci. C’est plutôt comme ces paroles que l’amoureux dit à la personne aimée. Quand il s’émerveille devant toute la beauté de cette personne aimée. Ce matin, je vous propose un défi de prière. Pour ceux qui connaissent, ça s’appelle le ping pong de louange. Il vous faut pour cela un minuteur, normalement, il y en a sur les portables. Je vous propose de le régler de manière à avoir 30 sec par personne. Donc si vous êtes deux, ça fait une minute, si vous êtes 6, ça fait 3 min. Et durant ce temps, je vous invite à louer Dieu sans laisser la louange retomber. C’est-à-dire que dès quelqu’un s’arrête, un autre prend la parole et continue la louange. Le but, c’est aussi que tout le monde participe. Si vous êtes seul, vous pouvez le faire tout seul ou appeler quelqu’un pour le faire à deux.

Je vous invite à mettre en pause la vidéo pour vous préparer. Je vais commencer à louer et je vous invite à continuer la louange à la fin de la vidéo. N’oubliez pas de lancer le minuteur une fois que la vidéo sera terminée.

 IV.            La fidélité

Nous avons vu jusqu’à présent que le Saint Esprit nous bouscule, pour nous apprendre à vivre les charismes et à attester la puissance de Dieu. Nous avons vu qu’Il nous faut désirer les charismes, et que nous ne pourrons jamais en être dignes mais que ce n’est pas grave, car C’est Dieu qui s’offre. Dans la parabole de la vigne et des sarments au chapitre 15 de Saint Jean, Jésus dit qu’Il nous faut porter du fruit. Ceux qui ne portent pas de fruits sont jetés au feu, alors ceux qui en portent sont taillés, on pourrait dire bousculés, pour en porter davantage. Dans la Parabole des talent dans St Matthieu et St Luc, de la même manière, celui qui cache son talent est jeté dehors alors que celui en fait porter du fruit se voit confier davantage et est appelé à entrer dans la Joie du Seigneur. Est-ce que nous aussi, on veut entrer dans la Joie de Dieu ? On pourrait avoir peur comme le mauvais serviteur. Mais c’est oublier ce qu’on a appris hier. Il ne s’agit pas de nous, il s’agit de Dieu. Jésus dit « Celui qui demeure en moi portera beaucoup de fruit ». On ne porte pas de fruits par nous-même, mais grâce à Dieu. Tout ce qu’Il nous faut, c’est chercher à porter du fruit, c’est chercher à suivre le Christ de toute notre cœur, c’est se laisser bousculer par le Christ.

Avant la prière je vous propose un petit texte de la sainte préférée du Calvados :

Vous me faites penser au tout petit enfant qui commence à se tenir debout, mais ne sait pas encore marcher. Voulant absolument atteindre le haut d’un escalier pour retrouver sa maman, il lève son petit pied afin de monter la première marche. Peine inutile ! Il retombe toujours sans pouvoir avancer. Eh bien, consentez à être ce petit enfant ; par la pratique de toutes les vertus, levez toujours votre petit pied pour gravir l’escalier de la sainteté. Vous n’arriverez même pas à monter la première marche, mais le bon Dieu ne demande de vous que la bonne volonté. Du haut de cet escalier, il vous regarde avec amour. Bientôt, vaincu par vos efforts inutiles, il descendra lui-même, et, vous prenant dans ses bras, vous emportera pour toujours dans son Royaume où vous ne le quitterez plus. Mais si vous cessez de lever votre petit pied, il vous laissera longtemps sur la terre.

Saint Esprit, aujourd’hui, je te demande ton aide pour me remettre en mouvement. Je sais bien que je ne peux avancer d’un seul pas par mes propres forces. Mais c’est sur Toi que je compte pour me faire avancer vers Dieu. Je lèverais mon pied aujourd’hui pour avancer vers Toi, et je te demande de venir me chercher.

    V.            Soumis à Dieu

Nous avons donc vu l’importance de laisser l’Esprit Saint nous bousculer, pour vivre des charismes. Il n’est pas question d’être digne des charismes, mais plutôt d’être fidèle, en faisant l’effort de lever le pied pour monter la marche, comme le disait Ste Thérèse. Lever le pied pour marcher est une bonne chose, mais faut-il encore se diriger dans la bonne direction. Et pour aller dans la bonne direction, il n’y a pas quinze milles moyens. Il faut être soumis à Dieu. Ce mot soumission si peu aimé en France pourrait se traduire par « être sous la même mission ». Etre soumis à Dieu veut donc dire chercher la Volonté de Dieu, la préférer à la sienne. Ça peut paraître un sacrifice énorme que de soumettre sa volonté à celle de Dieu. Mais en fait, si on y réfléchit, c’est la meilleure chose à faire. Pour comprendre, il faut combiner deux choses que l’on a déjà vu. La première, c’est la Crainte de Dieu qui est de se reconnaître tout petit devant Dieu, c’est reconnaître qu’Il sait mieux les conséquences des actes que moi. La deuxième, c’est l’Amour immense de Dieu, et donc son désir de bonheur pour nous. Si Dieu sait mieux que nous, et qu’il veut mon bonheur, pourquoi est-ce que je chercherais autre chose que sa volonté ? Dans l’exercice des charismes, c’est toujours la Volonté de Dieu qui est en premier.

Alors oui, il y a toute la question de comment écouter la Volonté de Dieu, mais il s’agit d’un travail de toute une vie que d’apprendre à l’écouter. Ce matin, je vous propose simplement d’offrir nos vies à Dieu, dans la confiance de son Amour, et de lui demander de nous aider à vivre Sa Volonté. Je vous propose de redire la prière après moi, si vous êtes d’accord avec ce que je dis.

Seigneur Jésus,
Ce matin, je veux te donner ma vie
Je ne te promets pas d’être fort,
ni d’être fidèle
Je te donne simplement ma vie.
Et je compte sur toi
pour me faire vivre selon la Volonté du Père.
Je t’Aime.

Amen

 VI.            Soumis les uns aux autres

Hier nous avons donné notre vie à Jésus, et ainsi confirmé l’autorisation au Saint Esprit de nous bousculer. Nous nous sommes soumis à Dieu. Et si, ce que nous recherchons est la Volonté de Dieu, alors non seulement nous serons soumis à Dieu, mais nous serons aussi soumis les uns aux autres. On aura alors tous la même mission qui est d’agir selon la Volonté de Dieu selon notre appel personnel. Les charismes nécessitent que l’on intègre cette idée de la soumission profondément en nous. Parce qu’aucun de nous ne recevra tous les charismes en plénitude, au contraire Dieu partage les charismes entre nous de manière à ce que ça soit ensemble que nous nous mettions à son service. Il n’y aura pas de personne plus importante qu’une autre, mais des personnes qui se complètent. Cela suppose donc que l’on s’engage tous. C’est la fidélité dont on a parlé il y a deux jours. Si quelqu’un ne se met pas en service, cache son charisme comme dans la parabole des Talents, que ça soit par peur, flemme ou quoi que ce soit d’autre, alors c’est un bout du Royaume de Dieu qui manque. Cela suppose donc aussi de ne pas mettre quelqu’un sur un piédestal que ça soit un prêtre, un religieux ou un laïc, nous avons besoin de chacun et c’est ensemble que nous avançons. Enfin, cela suppose de vivre la confiance et la fraternité entre nous.

Je vous propose ce matin, un extrait de la lettre de St Paul aux Corinthiens « 12 :7-9
À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ; un autre encore, dans l’unique Esprit, des dons de guérison ; à un autre est donné d’opérer des miracles, à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ; à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter.

Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres. L’oreille aurait beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait cependant partie du corps. Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu.

Ce matin, je vous invite non pas à prier pour vous-même mais à prier pour tous ceux qui écoutent cette vidéo. Et si tout le monde le fait, c’est donc les autres qui prieront pour vous. On se soumet ainsi en confiance à la prière de nos frères et sœurs. Prions pour que l’Esprit Saint soit déversé en abondance sur chacun de nous, et que chacun trouve là où il est appelé à servir.

VII.            La Charité

Nous voilà au 7ème jour de ce temps sur les charismes, et on n’a pas encore parlé spécifiquement des différents charismes. Nous verrons cela ce soir. Je pense qu’il était important de parler des dispositions de nos cœurs avant. Nous avons vu qu’il ne fallait pas avoir peur d’être bousculé, être fidèle dans leur exercice, à la Volonté du Christ et nous avons vu hier, que les charismes nous aide à nous unifier en un seul corps. Mais il manque la disposition la plus importante, la voie par excellence comme dit St Paul. Les charismes n’ont d’autre but que l’Amour. Toute l’ode à l’Amour de St Paul s’inscrit dans le cadre de son enseignement sur les charismes. Dans la 1ère lettre aux Corinthiens, st Paul parle des charismes aux chapitres 12 et 14. Et l’ode à l’Amour se trouve au milieu, au chapitre 13. L’Amour est littéralement au centre de sa prédication sur les charismes. Car quel que soit les miracles, les guérisons extraordinaires et je ne sais quoi encore, si on ne vit pas l’Amour, alors on n’annonce plus l’Evangile,on peut même le repousser. C’est pour cela que St Paul dit qu’il ne sert à rien de déplacer les montagnes si on n’a pas l’Amour. Ce n’est pas que les charismes ne sont pas importants, mais que sans l’Amour, les charismes ne portent pas de fruits. L’Amour est la condition primordiale et nécessaire à l’exercice des charismes. Et les charismes nous feront grandir dans cet Amour.

Maintenant que l’on a vu les dispositions, on va pouvoir s’attaquer aux charismes en eux même. Pour cela, je vous donne rendez-vous ce soir à 20h30 pour le zoom paroissial où nous aurons un temps de prière pour que le St Esprit nous révèle les charismes qu’Il a mis en nous. Je nous invite tout particulièrement à préparer nos cœurs à ce temps durant la journée, pourquoi pas en répétant une prière toute simple, comme St Esprit je désire vivre de Toi.

Prière

Saint Esprit, il ne nous sert à rien de prendre le temps ce soir d’un zoom, si tu ne viens pas agir. Si on reste fermé à ta grâce. Viens nous travailler durant toute cette journée, pour nous ouvrir à Toi. Et permet-nous de t’accueillir davantage. Seigneur, viens dilater nos cœurs, pour qu’ils puissent mieux s’ouvrir à Ton Amour. Que nous Aimions comme Tu Aimes, et que nous servions par Amour.

VIII.            L’Echec et l’humilité

J’espère que vous allez bien et que vous avez reçues beaucoup de grâces hier. La neuvaine n’est pas totalement terminée, ce matin j’aimerais vous parler de l’humilité. Le Saint Esprit à travers les charismes va travailler notre humilité, et c’est encore un lieu où il faudra accepter d’être bousculé. Dans l’exercice des charismes, nous « échouerons ». Parfois nous prierons pour avoir une parole de prophétie, et en pensant en avoir une, on se rendra compte après coup, qu’elle ne venait pas de Dieu. Parfois, on aura l’impression que Dieu veut faire un miracle, et on proclamera quelque chose avec foi et pourtant Dieu n’agira pas. Dans l’exercice des charismes, on va parfois « échouer ». On ne va parfois pas réussir à vivre selon la Volonté de Dieu, à reconnaître ce qui vient de Lui. Mais c’est normal. C’est en en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en vivant des charismes que l’on apprend à reconnaître la Volonté de Dieu, les motions de l’Esprit Saint. Que nous saurons vivre pleinement la vie dans l’Esprit. Tout ce qu’il faut, c’est que l’on continue à lever le petit pied pour monter l’escalier. Oser parler, oser agir ! Il ne faut pas croire que le démon va nous laisser tranquille alors qu’on s’efforce à rendre présent le Royaume de Dieu. Il va nous faire échouer. Il nous faudra alors continuer à être fidèle. Et peut-être est-ce une autre des raisons pour lesquels les charismes sont si peu répandus. On n’aime pas échouer, et moi le premier.

Je vais vous raconter une petite histoire vraie pour illustrer ce que je viens de dire.

Un homme, qui s’appelait Jean, venait de recevoir une forte onction de l’Esprit Saint, et notamment un charisme de connaissance. Une nuit, Jean reçoit le mot « adultère » en sachant que c’est pour une femme pour qui il va prier le lendemain. Lors du temps de prière, il dit à la femme qu’elle doit cesser ses adultères et se repentir. Mais la femme répondit que ce n’était pas elle mais son mari qui était adultère. Jean comprit alors qu’il s’était trompé et c’était un pardon qui devait être donné. La femme put pardonner et a reçu de belles grâces ce jour-là. Jean s’est trompé dans son interprétation malgré la bonne parole de connaissance. Pourtant même dans son erreur, Dieu a pu agir. Par contre, s’il s’était contenté de se taire, pas sûr que Dieu ait pu offrir autant de grâces à la femme.

Alors ce matin, je vous propose de prier pour une grâce d’humilité.

Saint Esprit, Apprends nous être fidèle et humble dans le service. A toujours nous reposer sur Toi, et non sur nos propres forces. Pour Te laisser chaque jour plus de place, pour Te permettre chaque jour d’agir avec plus d’Amour.