UN ECHO DU SYNODE…

Le Frère Aloïs, prieur de la communauté de Taizé et invité spécial du Pape est intervenu au Synode. Il a exprimé le désir « d’une Eglise plus relationnelle », capable «  d’accueillir sans juger à l’avance » , une Eglise « amie et proche ».

«Il faut savoir répondre à la soif spirituelle  des jeunes et à leur recherche de communion.  Ils ont besoin de découvrir une relation personnelle avec le Christ ». Nous veillons à ce que les signes  liturgiques évitent le formalisme, mais soient beaux et simples. Par exemple, nous voyons avec quelle  profondeur les jeunes participent, chaque vendredi soir, à une prière autour de la croix pour déposer auprès du Christ ce qui est lourd pour eux.

Le Frère Aloïs reconnait avec les frères de sa communauté, qu’ils ont besoin d’être accompagnés. Et il fait une proposition concrète  : « bien souvent le vocabulaire et la manière de parler sont des obstacles qui empêchent un grand nombre de jeunes d’entendre ce que dit l’Eglise. Le document final ne pourrait-il pas être accompagné d’une courte lettre, rédigée dans un style simple, adressée à un jeune qui cherche un sens à sa vie ? »

Le langage est souvent incompréhensible, il y a beaucoup de travail à faire pour qu’il soit compris. Il a conclut son intervention par une parole de Frère Roger, fondateur de leur communauté : « quand l’Eglise  écoute, guérit, réconcilie, elle devient ce qu’elle est au plus lumineux d’elle-même, une communion d’amour, de compassion, de consolation, reflet limpide du Christ ressuscité. Jamais distante, jamais sur la défensive, libérée des sévérités, elle peut rayonner l’humble confiance de la foi jusque dans nos cœurs humains. »

Ce dimanche, le Pape François va canoniser le Pape Paul VI, qui a conclut le concile et l’a mis en œuvre, ainsi que Monseigneur Oscar ROMERO, évêque originaire du Salvador et assassiné en célébrant l’Eucharistie. Mgr ROMERO défendait les pauvres devant les grands propriétaires et faisait partie de ces chrétiens tués pour rappeler l’Evangile. Six autres béatifiés seront canonisés ce même jour, dont un jeune laïc italien, Nunzio. Les chrétiens ne sont pas les seuls à mourir pour une cause juste. Ainsi, 57 journalistes ont été tués depuis le 1er janvier 2018 pour la liberté de la presse et pour dénoncer la corruption et les  libertés bafouées par de nombreux Etats même parfois en des pays dits démocratiques. « Ceci est inquiétant », relatait ces jours-ci au jardin du souvenir de Bayeux, un journaliste de l’agence France-Presse, lors de la rencontre « des reporters de guerre ».

Soyons des veilleurs, des écoutants et des consolateurs de l’amour limpide du Christ ressuscité. Tout dans l’amour !

Père Gérard PITEL, curé

 

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