Avec Marie

Traditionnellement, le mois de mai est dans l’Église « le mois de Marie ». Ce mois s’ouvre en effet par la fête de Saint Joseph, l’époux de la Vierge Marie, et se conclut le 31 par la fête de la Visitation. Il est impressionnant de considérer la place tenue par la Vierge Marie dans la piété du peuple de Dieu. Pensons aux foules de pèlerins se rendant dans les sanctuaires de Lourdes, de la Rue du Bac ou de Pontmain. L’expérience nous dit combien dans ces foules nombreuses se trouvent des personnes ayant perdues, parfois depuis de longues années, toute pratique religieuse. Cette dévotion est belle, elle est finalement un signe de bonne santé spirituelle. Les pères conciliaires, lors du dernier Concile, avaient pris cette décision, courageuse, d’intégrer dans la grande constitution sur l’Église (Lumen Gentium) les développements prévus pour parler de la Vierge Marie. Ils voulaient expliquer ainsi combien prier Marie fait partie du mystère même de l’Église et de la vie chrétienne ordinaire.

Dans le même sens, le pape François, le 11 février 2018, demandait que la fête de « Marie Mère l’Église », soit désormais célébrée tous les ans le lundi de Pentecôte. Cette année ce sera le 24 mai. Il confirmait alors une intuition du Saint pape Paul VI à la fin de ce concile.

Pèleriner, avec Marie

Dans cette réflexion, une image s’impose, c’est celle du pèlerinage. De même que Marie a vécu son pèlerinage terrestre, ainsi en est-il de l’Église à travers les siècles. Elle avance au milieu d’un monde souvent souffrant et désorienté. Elle a Marie pour modèle, comme elle :

  • Elle médite et retient dans son cœur les paroles du Seigneur.
  • Elle intercède pour ce monde et désire le servir.
  • Elle nous invite à « faire tout ce qu’il nous dira. »
  • Elle se tient au pied de la croix dans les lieux de souffrance de notre monde.

Prier la Vierge Marie n’est donc  pas une pieuse évasion spirituelle, au contraire ! Prier la Vierge Marie nous relance dans notre propre pèlerinage dans un côte à côte exigeant et bienveillant avec nos contemporains.

Il est impressionnant de constater que le début du premier évangile (saint Matthieu) et la fin du dernier évangile (saint Jean) sont marqués par la même demande.

Dans l’évangile selon saint Matthieu, c’est l’appel de l’ange à Joseph : « L’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse» (Mat 1, 20) Ce sera la même consigne de Jésus à la fin de l’évangile selon saint Jean : « Voici ta Mère» (19) Nous non plus, ne craignons pas de prendre Marie chez nous.

Que ce mois de mai nous donne de nous mettre à son école, c’est toute notre vie chrétienne qui en bénéficiera et la vie de l’Église en sera embellie.

+ Jacques Habert
Évêque de Bayeux et Lisieux

 

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