Résumé de la conférence

Conférence de Mgr. de Sinety : «  Les migrants, un défi pour la Foi ».

A l’invitation du service de la pastorale des Migrants du diocèse, plus d’une centaine de personnes se sont réunies à la maison diocésaine en présence de Mgr Boulanger et du père Signargout.

Mgr de Sinety s’exprime debout au plus prés du public avec humilité, conviction, humour et gravité, ni moralisateur, ni donneur de leçons mais une conviction humaniste, chrétienne.

Il rappelle que de tous temps les hommes migrent de proches en proches, puis très loin de leurs lieux d’origine. Que les phénomènes de réchauffement climatique, les guerres et malheurs économiques, sociaux et politiques ne feront qu’accentuer ce phénomène. Il est donc nécessaire de suivre les propositions du pape François en organisant un accueil intégral des migrants. L’engagement personnel auprès des personnes migrantes est un défi incontournable pour nous, chrétiens…

Parlant de ses rencontres, Il insiste sur la solitude vécue tant par les migrants que, d’une autre façon, par les chrétiens par peur de l’inconnu, de la diversité des cultures entre personnes, entre les états et même entre chrétiens.

On s’entoure aujourd’hui de ce silence : les migrants, c’est un sujet Tabou.

Tout se passe comme si « ce dont on ne parle pas n’existe pas, ce que l’on ne montre pas n’existe pas »…

Un silence paresseux en se disant : « que l’état fasse les lois et dise ce qu’il faut faire »

Ceci détruit l’investissement personnel des citoyens.

Et pourtant tout change lorsque l’on se parle

Sortir, du silence, c’est créer une histoire avec quelqu’un qui va aider une personne migrante à s’en sortir. C’est cela qu’on peut nommer « aimer notre prochain ».

La peur s’estompe ce n’est plus un africain , un oriental, c’est une personne concrète, un frère. En fait, les peurs disparaissent quand on en parle. Il faut parler des sujets anxiogènes.

Rencontrer l’autre, c’est un simple principe d’humanité.
L’enjeu de la rencontre ; elle fait vivre, il faut donc encourager cette rencontre.

Mais il ne faut pas dissimuler la vérité en particulier par des classements compliqués : ainsi,

Il y aurait des « bons migrants », ceux qui fuient la guerre et les persécutions …

Mais, par exemple,

en 2015, 10 000 enfants migrants ont disparu…qui s’en est ému ?

En Libye le commerce d’humains représente plus d’argent que le trafic de drogues

Les états produisent légitimement des lois pour réguler l’entrée des migrants dans leurs pays mais il faut tenir compte des raisons du départ des migrants et trouver des solutions pour qu’ils puissent réaliser leurs rêves et si possible retourner dans leur pays.

Nous vivons dans une société qui a perdu le sens de la vie.

Pour les chrétiens, comment oser vivre cela ?

Les migrants qui arrivent chez nous, sont d’abord un frère, une sœur, un être humain avant d’être un étranger ».  » Le migrant ne s’en sort que s’i il trouve quelqu’un sur sa route, quelqu’un à qui parler. Toute personne mérite d’être respectée dans sa dignité.

Nos valeurs occidentales sont basées très profondément sur la « philoxenia », c’est-à-dire la pratique de l’hospitalité. Ce n’est pas un hasard si « hôte » a deux sens dans notre langue. Cela nous entraîne à nous poser des questions : qui sommes -nous ? Qui voulons-nous être ?

 

Les états craignent les mouvements de l’opinion publique. Celle-ci dépend de ceux qui prennent la parole. Nos églises et tout autour de nous sont des lieux de parole.

MGR de Sinety nous invite à imaginer des « moyens de déblocage du cœur », au sein même de nos communautés paroissiales, pour que surgisse une autre société, une autre Église.

Une démarche à oser

Par la force de la rencontre avec nos frères exilés mais aussi avec les chrétiens « apeurés »

Dire qu’on est chrétien est une façon de parler, or, on ne cesse de devenir chrétien.

Une participante nous confie «  ce soir, j’ai eu le sentiment de voir des personnes heureuses d’être là »

La déléguée diocésaine

Agnès Ravenel

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Daniel Hinard (diacre)

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