Avec le pape François à Marseille : fraternité et espérance !

Vendredi 22 septembre, 15h, venus du Pays d’Auge, de la Côte fleurie, du Bessin, du Pays de Falaise et de Caen la Mer, envoyés pour la plupart par leurs paroisses avec un partage solidaire, 52 pèlerins se rassemblent sous le soleil de la Maison diocésaine, tous heureux de partir.

 

Un peu d’appréhension cependant avant un long voyage : des journalistes de France 3, France Bleu et RCF sont là pour cueillir les premières émotions, un peu étonnés qu’un groupe très intergénérationnel parte ainsi de Normandie pour aller rencontrer à Marseille un vieux Pape. Une belle histoire de famille !

Après la bénédiction dans le car par le Père Olivier Ruffray – « tout le diocèse est avec vous ! » -, le bus quitte Caen, les pèlerins font connaissance, chantent, prient et se mettent en chemin, comme Marie qui alla visiter Elisabeth. Guy notre chauffeur nous fait passer au cœur de Paris, les Champs Elysées, la Tour Eiffel, la Seine… et Notre Dame, en pleine effervescence autour de sa flèche ! Gare d’Austerlitz, 5 autres pèlerins du diocèse nous rejoignent et l’aventure commence avec le train de nuit, chacun sa couleur de groupe : bleu, violet, orange, rouge ! Première expérience pour beaucoup, les cabines sont étroites et les couloirs encore plus, on se serre, éclats de rire, la bonne humeur s’installe… Le bruit du train assourdi par les bouchons d’oreilles, les pèlerins essaient de trouver le sommeil, la nuit sera courte mais le repos est nécessaire !

Premières découvertes

Samedi 23 septembre, 6h20, le train s’arrête en gare de Marseille Blancarde et continue sur Nice. Ouf, tout le monde est bien réveillé et descendu, les responsables de groupe ont fait le nécessaire ! C’est le grand jour, le Pape est arrivé la veille à Marseille. Le père Nicolas Lubrano, directeur des pèlerinages du diocèse de Marseille, nous accueille chaleureusement à la gare avec son équipe. Trop sympa de s’être levé au petit matin pour nous ! Une journaliste de Canal + se précipite pour filmer le groupe, fait des premières interviews… « Pourquoi êtes-vous là ? Que venez-vous chercher ?».

Un bel autocar à étage nous attend, pour nous conduire à l’abbaye St Victor. Marseille se réveille, nous aussi, un petit mistral se lève… on a eu le bon goût de ne pas amener la pluie normande. À proximité de l’Abbaye, on se retrouve à la pâtisserie St Victor, pour une collation matinale, l’ambiance monte. À 7 h près du Vieux Port, comme une sonnerie d’angelus, on entonne Ressuscito sur la terrasse de rue, devant la boulangerie, la joie est déjà dans les cœurs ! Le pèlerinage continue à Saint Victor, où le jeune Père Antoine Sigaudo nous accueille, avec cette ouverture très matinale de l’église réservée pour notre groupe. Deo gratias ! Il nous partage leur pastorale de la diversité, avec un fort renouvellement générationnel et plus local. Nous prions l’office de Laudes et offrons nos paroisses, notre diocèse en transformation et ce grand rassemblement avec le Pape.

Annabelle des Amis de St Victor nous conte la riche histoire de ce lieu, fondé dans les premiers siècles chrétiens avec sa magnifique crypte, où l’on vénère St Lazare et Ste Marie Madeleine et devenu ensuite une église fortifiée dominant le Vieux Port. Patrimoine exceptionnel, c’est sans doute un des rares sites en France, où, avec ces chapelles entremêlées, on peut voir toutes les strates du temps, de l’ère paléochrétienne à la basilique d’aujourd’hui ! Fondée, détruite, reconstruite, abimée, restaurée… cette Basilique St Victor est un peu à l’image de notre Église qui s’est transformée au fil des siècles, mais qui mystérieusement, garde sa beauté, son unité, sa profondeur tant qu’elle reste fondée sur le roc.

Au vélodrome

Puis, c’est l’escale au port de croisière, où un immense bateau « Norwegian Epic », affrété pour les touristes et la Coupe du monde de rugby, nous héberge, ainsi que quelques centaines de pèlerins venus à la rencontre du Pape. La trop longue et stricte procédure d’enregistrement n’entame pas la bonne humeur du groupe, empressé de se retrouver au stade Vélodrome !

Un métro bondé nous conduit de Joliette à Ste Marguerite Dromel, terminus à proximité du stade. Des milliers de pèlerins affluent, on se hâte lentement mais il ne faut pas rater le rendez-vous de 15h.

Tribune Ganay, entrée 12…ça y est ! Nous sommes tous là, les 60 pèlerins du diocèse ont rejoint sous le soleil les 60 000 participants du stade vélodrome, comme un chaudron en ébullition, où comme l’a dit en introduction Gad Edmaleh : « c’est la première fois au stade Vélodrome, qu’on est tous pour la même équipe ! ». Nous sommes tous pris par cette ferveur incroyable qui monte au ciel comme les olas qui se succèdent sans discontinuer. Et la joie explose quand la papamobile entre dans le stade et en fait le tour, notre Pape François est acclamé avec le cardinal Aveline, grand artisan de ce rendez vous méditerranéen. Cette ferveur agit comme un baume pansant toutes les blessures, tensions et autres découragements, et fait tellement écho au message du Pape François qui nous invite à tressaillir, comme Marie visitant Elisabeth. « Tressaillir, c’est être touché de l’intérieur, sentir que quelque chose bouge dans mon cœur…tressaillir devant la vie, tressaillir devant le prochain…on a besoin de ce nouveau tressaillement dans notre Église, de foi, de charité et d’espérance… Nous avons besoin de retrouver passion et enthousiasme, de redécouvrir le goût de l’engagement pour la fraternité, d’oser encore le risque de l’amour dans les familles et envers les plus faibles, et de retrouver dans l’Évangile une grâce qui transforme et rend belle la vie… ». Ces mots résonnent fort au terme des Rencontres Méditerranéennes, territoires confrontés plus que d’autres aux défis migratoires, climatiques, économiques en cette journée mondiale du migrant … Liturgie sobre et joyeuse, portée par une chorale magnifique, chacun gardera longtemps en mémoire ce moment d’exception, ponctué par notre Pape qui, humblement, a invité chacun à prier pour lui : « Mon travail n’est pas facile ! » puis s’est retiré discrètement dans son fauteuil roulant.

Nous retrouvons avec joie notre évêque Mgr Jacques Habert à l’extérieur du stade, pour partager ce qui nous a touchés et témoigner de notre enthousiasme ! La station de métro est bondée : nous décidons un plan B pour revenir au bateau avec les bus de ville. La longueur du trajet ne ternit pas notre bonheur communiqué à des passagers étonnés : on chante, on parle, on marche dans la nuit qui tombe sur Marseille. La Bonne Mère veille sur nous tous !

Et ce n’est pas fini !

La nuit dans le bateau apaise notre fatigue, et de bon matin, nous sortons de Marseille pour aller au sanctuaire du Plan d’Aups, point de départ d’une belle randonnée vers la grotte de la Sainte Baume, à 946 m d’altitude, là où Marie Madeleine se serait retirée du monde dans les 33 dernières années de sa vie. Une petite heure de marche vers ce haut lieu de pèlerinage, avec un groupe très fraternel, où les plus âgés ou moins mobiles sont bien entourés, « pour que leurs pieds ne heurtent les pierres ». Un frère dominicain, au nom de son ordre qui veille sur la grotte depuis le XIe siècle, partage l’histoire et la grâce d’un lieu qui transforme, du repentir à la conversion ! Les retours de la grotte s’échelonnant, la descente étant presqu’aussi difficile que la montée, notre évêque entouré des pères Célestin, Johannès, Jean-Baptiste et José, ouvre la messe en plein air, avec les premiers arrivés au sanctuaire en contrebas de la grotte. De la parabole des ouvriers de la dernière heure, notre évêque nous redit combien le Seigneur nous appelle à différents moments de notre existence, et qu’il est important d’être attentif à ces appels et de ne pas se comparer entre nous. Et miracle, tout le monde est revenu de la grotte pour participer à la communion et rendre grâce !

Nous rejoignons notre dernière escale, St Maximin la Sainte Baume, cette belle basilique gothique provençale, qui accueille les reliques de Marie Madeleine, et est considérée comme le troisième tombeau de la chrétienté. Le Père Florian Racine nous enseigne sur les trois appels de Marie Madeleine à la Sainte Baume : être touché par la miséricorde sur sa blessure, puis devenir disciple, ami de Jésus, et enfin, se faire apôtre, pour annoncer Jésus. Cela rejoint évidemment chacun, là où il en est dans sa vie avec le Seigneur !

Ce pèlerinage touche à sa fin, le TGV ne nous attendra pas…vite  la gare St Charles, puis Paris et la Normandie tard dans la nuit du dimanche. Aurélien, journaliste RCF, pèlerin avec nous, recueille les derniers témoignages.

Emaillé de quelques imprévus, tout n’aura pas été facile dans ce pèlerinage où on a pu vivre un embryon d’une expérience migratoire, avec le confinement dans le train ou le refoulement au bateau mais un des plus beaux fruits de ce pèlerinage restera, comme l’exprime Françoise :  « la communion très fraternelle entre tous les pèlerins de notre diocèse, témoignage de femmes et d’hommes engagés, croyants, priants, généreux… donnant à notre Église diocésaine un visage très humain et plein d’espérance ! » Et comme le conclut Pierre : « Avant Marseille, notre Pape François s’inquiétait d’avoir le courage de dire les choses – il a réussi – nous avons maintenant à notre tour la responsabilité d’agir pour porter un nouvel espoir ! »

Jacques Chevalier

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